Que serait la peinture sans la femme,et que serait la femme sans la peinture?
Tous les soirs elle attends Julot, sans espoir. Elle a l' coeur gros. Il traîne au bar le Julot. A rire, à boire, avec ses potos. Il rentrera plus tard, quand elle dans son plumard, à force de cafard , elle s'ra dans l' coltard...Au p'tit jour. Qu'il s'ra l'heure qu'elle, à son tour, aille au labeur... Et tout la journée, au boulot , elle rêv'ra de ce beau jour où, avec son Julot, ce s'ra le parfait amour... En attendant, sauf de temps en temps, chaque jour est navrant. C'est plus comme avant: Il fout rien d'la journée! L'a cinq pouces à la main! Il pense qu'à retourner avec ses copains.
(Sorry, no translation: too much slang...)
Le désespoir de Lisette
Elle avait perdu le goût à la vie depuis qu'était parti son Johnny. Elle était resté le bec dans l'eau depuis qu'était parti ce salop! C'était la riche misère, c'était l'abondante galère! Le désespoir de Lisette du moulin de la galette.
Un soir qu'elle avait un peu pochtronné, qu'il n'y avait personne pour la raisonner, par la lucarne du grenier elle est passé et en bas de la rue s'est ramassée!
Sûr! elle s'est assassiné. C'était pas du ciné.Le désespoir de Lisette du moulin de la galette.
On ne reverra plus son jolie museau, ses airs de petit oiseau... Cette tant belle jeunesse, cette tendresse partie ad patres. Je vais vous dire une chose: il y a des épines aux roses. Il y a un temps pour les fleurs et un temps pour les pleurs. L'amour est une sale guerre! Une bête carnassière!
Faveur et dédain
Faveur et dédain me sont d'un même gain, chère Marina. Qu'importe votre choix: si vous ne m'aimez pas, je m'aime moi. Même moi... Et si vous affirmez que vous m'aimez, n'est il patent, chère Marina, pourtant, qu'au revers de la médaille il n'y a rien qui vaille? Car l'on ne cesse de s'aimer en tout ce que l'on croit aimer! Alors que l'on croit se donner, ne fait on que s'adonner à l'égoïsme parfait? Chère Marina, cela est un fait.
Alors que les amours s'en viennent et qu'ils s'en vont dans la haine, que les visages défilent, comme s'en vont au fil de l'eau des riviéres les noyés sincères, je m'aime moi.
Il me restera toujours un seul et même amour. Le premier et le dernier. Le jamais renié. Ce vieil ami toujours là, qui de m'aimer n'est jamais las! Moi... Je m'aime moi-même.
P.H.
Gradiva qui hante mes rêves
Comme dans l'arbre la sève
Dans le marbre la lumière
Le parfum dans l'air
Ta chevelure est la forêt
Où mes doigts s'aventurent
Dans l'obscurité peuplée
D'étranges créatures
Tu ne parles pas tu chantes
Sur une musique ensorcelante
Et je te vois courir
Je ne puis te saisir
Echoué au jour qui se lève
A la grève des rêves
Je reste là songeur
De longues heures
Le vent de la passion
Arrache à la realité
Son masque de compromission
De lâche fatalité.
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Gradiva who haunts my dreams
As in the tree the sap
In the marble the light
The perfume in the air
Your hair is the forest
Where my fingers venture
In the populated darkness
Of strange creatures
You do not speak you sing
On a bewitched music
And I see you running
I may not seize you
Run aground at the day
At the strand of the dreams
I remain pensive there
Of long hours
The wind of the passion
Tear away from the reality
His mask of dishonest compromise
Of loose fate.
P.H.
has been for sale for some time, as you have seen. The maintenance and ongoing development to keep our non-profit and idealistic platform for contemporary art running and safe from hackers etc. costs money that is no longer there. Because of small investments that are necessary now and the running costs, we will have to shut down with a heavy heart at the beginning of summer on June 21.





